
La France a déposé, lundi 20 février, auprès de la Commission européenne un nouveau moratoire interdisant d'urgence la culture du maïs OGM Mon 810 de Monsanto dans toute l'Union européenne. Le 28 novembre dernier, le Conseil d'État était allé dans le sens de la Cour de Justice européenne en annulant la clause de sauvegarde prise par la France en 2008. Le gouvernement avait alors assuré qu'il interdirait la culture du Mon 810 avant la période de semis. Pour justifier cette nouvelle demande d'interdiction, le ministère de l'Environnement indique s'appuyer sur de nouvelles études scientifiques notamment sur un avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) montrant « que la culture de ce maïs présente des risques importants pour l'environnement ». Cet avis de l'Efsa porte sur le maïs OGM Bt11 mais « on argumente que nombre de problèmes soulevés par le Bt11 sont transposables au Monsanto 810 », précise Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'Environnement qui a par ailleurs indiqué qu'elle démissionnerait de son poste cette semaine afin d'assurer son rôle de porte-parole de Nicolas Sarkozy pour la campagne présidentielle. Ecrire un commentaire
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